Dans All In, les auteurs expriment très clairement leur point de vue, qui s’appuie sur leur propre expérience en matière de mobilisation. Dès le début, on peut lire :
« Il existe plusieurs façons d’aborder le sujet. En fin de compte, elles reviennent toutes au même. [Ils donnent ici une brève description de ce que signifie l’urgence climatique pour une politique de transformation.]
« Vous venez peut-être d’un milieu politique différent. Peut-être vous êtes-vous engagé·e dans la défense des droits du travail, du logement et des droits urbains, de la justice mondiale, de la justice raciale ou du féminisme. Peut-être avez-vous consacré la majeure partie de votre temps militant·e à mener des actions, ou peut-être l’avez-vous consacrée à dialoguer avec le grand public ou à l’organisation. Peut- être que ce qui vous anime, c’est un sujet différent qui ne rentre pas dans la case « climat ». Comprendre la crise climatique, ce n’est pas comprendre les émissions de gaz à effet de serre, c’est comprendre les délais à respecter pour remporter notre combat contre le système. » (§1.4. L’Ancre)
Le parcours de politisation propre à chacun et le contexte dans lequel cette politisation s’opère donnent lieu à des parcours uniques pour chacun d’entre nous – des histoires différentes pour une même réalité.
De nombreux mouvements révolutionnaires à travers le monde ont pris pour point de départ la souveraineté alimentaire. C’est pourquoi un petit groupe de personnes a décidé d’aborder « All In » sous l’angle de la souveraineté alimentaire et d’examiner comment les principaux arguments et propositions de All In se présenteraient sous cet angle. Dans les pages suivantes, vous découvrirez les résultats de cet exercice, qui, nous l’espérons, nous aidera à tisser des liens avec nos camarades potentiels.
